Greffes gingivales : pourquoi et comment ?

Quand avoir recours à une greffe gingivale ?

En dehors des gingivites et des parodontites sévères, les gencives font rarement parler d’elles. Elles peuvent pourtant s’amenuiser et laisser les racines exposées avec un risque de caries, d’hypersensibilité dentaire et de perte d’attache.
Cette récession gingivale peut aussi compromettre l’aspect esthétique du sourire.

La greffe gingivale redonne de l’épaisseur et de la hauteur à la gencive affaiblie, ce qui stoppe sa récession. À la fois réparatrice, préventive et esthétique, cette chirurgie vient renforcer les tissus de soutien pour protéger les dents et, souvent, restaurer un joli sourire.

Qu'est-ce qu'une greffe gingivale ?

La greffe de gencive consiste à prélever un “morceau” de gencive ou de palais, le “greffon”, pour recouvrir les racines dénudées par la récession. Elle a lieu sous anesthésie locale en cabinet. L’intervention se déroule en trois grandes étapes : la préparation du site receveur, le prélèvement du greffon et sa suture au niveau de la récession.

Durant les 24 à 48 premières heures suivant la chirurgie, il est conseillé d’appliquer de la glace pour limiter la douleur et les gonflements au regard de la zone greffée. Des antalgiques et anti-inflammatoires peuvent être prescrits.
Par la suite, et pendant deux semaines, il faut éviter de manger et de se brosser les dents du côté de la greffe.

Dans le meilleur des cas, la nouvelle gencive se fond dans l’ancienne, s’attache à la dent et les fils sont retirés après deux semaines.

Une greffe bien intégrée, esthétiquement réussie, se voit dès les premières semaines. Cependant, la gencive continue d’évoluer pendant six à douze mois, jusqu’à produire un résultat quasi indécelable avec les dernières techniques de greffe.

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